top of page

Ce n’est pas l’hiver le problème, c’est la lecture que tu fais de ta fatigue

Ma Ginette, il y a cette période de l’année où tout devient plus coûteux. Se lever demande un effort sourd. Répondre aux messages épuise. Les bruits fatiguent plus vite. Tu te surprends à chercher le silence, le chaud, le lent. Et chaque année, la même pensée revient, presque honteuse : je deviens paresseuse, je suis un ours ...


Alors tu compenses. Café. Agenda plein. Tu te parles mal. Tu te forces.


Ce que tu ignores, c’est que tu n’es pas en train de “décliner”. Tu es en train de réagir parfaitement à un changement environnemental majeur que notre époque a appris à ignorer ou compenser à l'aide d'excès de LUMEN dans tous les espaces publiques : la lumière.


L’hiver n’est pas seulement une saison météorologique. C’est une saison biologique. Et ton corps, lui, le sait très bien.


Ce que l’hiver modifie réellement en toi


Quand les jours raccourcissent, ton exposition à la lumière diminue. Cette baisse n’est pas anodine. Elle influence directement tes rythmes circadiens, ces horloges internes qui régulent le sommeil, l’attention, l’humeur, l’énergie. Ce ne sont pas des notions abstraites : ce sont des mécanismes mesurés, étudiés ET documentés.


Moins de lumière signifie un allongement de la sécrétion de mélatonine (l'hormone du dodo). Cela signifie aussi des ajustements dans les systèmes neurobiologiques liés à l’énergie et à l’humeur, notamment autour de la sérotonine (hormones du "bonheur"). Ce cocktail explique pourquoi l’hiver peut donner cette sensation très particulière de lenteur intérieure, de besoin de retrait, de sensibilité accrue. Ce n’est donc pas un défaut de caractère mais une réponse physiologique.

Et pourtant, on t’a appris à interpréter ça comme un problème à corriger.


Ce n’est pas ta motivation qui chute. C’est ton corps qui négocie avec la saison.

Ton cycle et l’hiver parlent la même langue


On parle beaucoup du cycle menstruel, de ses phases, de ses variations hormonales. Mais on oublie presque toujours de rappeler que ce cycle ne se déroule pas dans un laboratoire. Il se déroule dans un environnement propre à chacune, avec une certaine lumière, température et autres saisons…


Le cycle influence déjà l’énergie perçue, la qualité du sommeil, la tolérance au stress, la sensibilité émotionnelle (toi même tu sais). Maintenant, ajoute l’hiver à cela (paf ça fait des chocapics). Moins de lumière, plus de besoin de repos, et parfois une phase du cycle qui, elle aussi, invite au ralentissement.


Beaucoup de femmes vivent alors ce qu’elles n’arrivent pas à nommer : une impression de “double hiver”. Celui de la saison. Celui du corps.

Ce n’est pas un dérèglement. C’est une superposition de rythmes. Et l’erreur la plus fréquente, c’est d’y répondre par la violence : se forcer, accélérer, se juger (oui je te vois d'ici).


La vraie fatigue ne vient pas du ralentissement


La vraie fatigue vient du conflit. Du décalage entre ce que ton corps demande et ce que tu t’imposes. Du décalage entre un rythme cyclique et un monde qui valorise la constance. On te demande d’être stable dans un environnement qui ne l’est pas. D’être performante dans une saison qui appelle au retrait et qu'on t'apprend à ne plus respecter. Ce n’est pas le ralentissement qui t’épuise. C’est la culpabilité qui l’accompagne.


Lire, écrire, revenir au corps : ce que l’hiver rend possible


C’est ici que les piliers du Cri des Muses prennent tout leur sens.


  • Lire en hiver ne sert pas à apprendre. Cela sert à se reconnaître. À rencontrer des phrases qui disent doucement : ce que tu vis est humain. La lecture devient une lumière intérieure quand la lumière extérieure baisse.


  • Écrire en hiver ne sert pas à produire. Cela sert à déposer. À faire circuler ce qui s’alourdit. Une page peut suffire pour éviter que tout s’entasse dans le corps.


  • Revenir au corps en hiver ne veut pas dire optimiser sa santé. Cela veut dire répondre à des besoins simples : dormir plus, manger chaud, parler moins, annuler parfois, ralentir sans se haïr.


Ce ne sont pas des conseils bien-être. Ce sont des ajustements de survie douce.


Le basculement qui change tout


La question que tu te poses d’habitude est : comment rester motivée ? Alors que la question qui apaise vraiment est : qu’est-ce que mon corps me demande là, maintenant ?


Ce déplacement d'attention et de priorité change ton rapport à l’hiver, à ton cycle et donc : à toi. Tu passes d’un rapport de contrôle à un rapport d’écoute. Et cette écoute transforme des gestes ordinaires en gestes de soin.


Dormir plus. Dire non. Annuler. Ralentir. Ce sont des actes minuscules, mais profondément réparateurs quand on a passé sa vie à se forcer.


Tu n’as pas besoin de traverser ça seule


Lire aide à reconnaître. Écrire aide à tenir. Mais parfois, il est précieux d’avoir un cadre pour ne pas refermer trop vite ce qui commence à s’ouvrir. C’est exactement ce que propose Réveil Créatif. Un espace de quatre semaines pour déposer, explorer, remettre du mouvement là où tout semble figé. Pas pour devenir productive. Pas pour apprendre à écrire. Mais pour respecter ce rythme intérieur que l’hiver rend plus visible.


Si cet article t’a parlé, cet espace peut t’aider à aller un peu plus loin, doucement.

Commentaires


logo en noir et blanc de l'agence 21 Gr. le cri des muses

© 2025 – Marine Gradel • Agence 21Gr.  
SIRET : 811 127 596 00047   
Site hébergé par Wix.com – Tous droits réservés

Crédits photo : Jérémy Torres ou banques d’images libres de droits (Unsplash, shutterstock, wix images) 
Mentions légalesCGV Politique de confidentialitéCookies  
Création littéraire, stratégie éditoriale & accompagnement sur-mesure pour les métiers du livre.

bottom of page